La Dépression : Ne soyez pas trop dur avec vous-même !


Tant que votre dépression n'aura pas commencé à s'améliorer nettement, acceptez votre handicap. Dites-vous qu'il est inutile de vous culpabiliser, et que vous avez le droit de ne pas être aussi actif et performant que d'habitude. Laissez-vous le temps de guérir !

Pourquoi est-on sévère avec soi quand on est déprimé ?

Souvent, les personnes déprimées ne comprennent pas bien ce qui leur arrive et se reprochent sévèrement leurs difficultés. Elles pensent, à tort, qu'elles sont en grande partie responsables de leur état. Elles ont alors tendance à se juger elles-mêmes très durement et à se montrer très pessimistes à leur égard.

Comment se parler à soi-même ?

De ce fait, les déprimés se "parlent" à eux-mêmes trop sévèrement et se sermonnent beaucoup, mais rarement à bon escient. En faisant cela, ils ne s'aident pas, contrairement à ce qu'ils pensent parfois. Si l'un de vos bons amis était déprimé, comment lui parleriez-vous? Sans doute auriez-vous le souci de vous adresser à lui de manière à l'encourager et à le réconforter, sans nier cependant ses difficultés.
Pourquoi ne pas en faire de même pour vous ?

Témoignages

Jean-Luc, 50 ans, chef d'entreprise "Après ma dépression, en discutant avec mes proches et mon médecin, j'ai réalisé à quel point je m'étais moi-même enfoncé, en étant trop exigeant avec moi. J'étais tellement perfectionniste et obsédé par mon travail que je voulais toujours être parfait, ne prêter le flanc à aucune critique. Quand j'ai commencé à déprimer, je n'ai pas voulu m'avouer que j'étais en train de craquer. Et je me suis mis encore plus la pression. Mais je n'y arrivais plus: la moindre erreur et la moindre remarque me désespéraient. Aujourd'hui, je m'aperçois que j'ai fait cette erreur de ne pas remettre en question mon système de pensée. Grâce à ma dépression, j'ai compris cela. Et je vais essayer de ne pas retomber dans le piège..."
Hélène, 32 ans, vendeuse "J'ai toujours été attentive à ce que les autres pensent de moi. Mais, pendant ma dépression, c'était devenu maladif J'étais d'une susceptibilité et d'une sensibilité extrêmes. On ne pouvait plus rien me dire ou me faire sans que j'aie l'impression d'être agressée ou rejetée. Si on me parlait, même pour me réconforter, j'entendais toujours un reproche sous-jacent. Si on ne s'occupait pas de moi, j'avais l'impression d'être seule au monde, et délaissée. Mon médecin m'a fait remarquer tout ça, et m'a montré que, même avant ma dépression, j'étais déjà trop sensible au jugement des autres, trop dépendante d'eux. C'est vrai, j'ai toujours besoin d'être sûre qu'on m'apprécie. Je vais peut-être faire une psychothérapie pour être moins fragile de ce point de vue..."

 


Conseils pour mieux vivre sa dépression au quotidien :

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Le contenu de la rubrique Dépression est extrait du carnet de suivi «Ce que je dois savoir sur la dépression» et «Je vais mieux» rédigé grâce à la collaboration de :
Docteur Christophe André, Docteur Myriam Bouhassira, Béatrice Cazeneuve (pharmacien), Docteur Isabelle Gasquet, Docteur Elisabeth Giraud-Baro, Docteur Patrick Légeron, Docteur François Letord, Docteur François Orvoën, Docteur Elena Perrin, Docteur Vincent Ravily, Professeur Frédéric Rouillon.
Vaincre la dépression, Programme arc-en-ciel

Les informations fournies sont destinées à améliorer, non à remplacer, la relation qui existe entre le patient et son médecin.
Lilly France - Dernière mise à jour : 10 septembre 2008