Définition
Les cellules des bronches commencent à se multiplier pour former une tumeur.
Dans un premier temps, ces cellules cancéreuses restent dans la bronche. Par la suite, certaines d'entre elles peuvent passer dans les vaisseaux sanguins et les vaisseaux lymphatiques et s'établir à distance, dans les ganglions puis en différents points du corps (métastases).
Cancer à « petites cellules » et « non à petites cellules » :
La distinction entre ces deux types de cancer est importante car ils n'évoluent pas de la même manière et les traitements sont différents.
Les cancers « non à petites cellules » représentent près de 75% des cas1. Ils se développent plus volontiers sur les grandes branches et leur traitement est la chirurgie, quand elle est possible.
Les cancers à petites cellules (25% des cas) ont une évolution plus rapide. Dans 10 à 20% des cas il existe des métastases cérébrales au moment du diagnostic. Ces cancers sont souvent inopérables mais ils sont très sensibles à la chimiothérapie et à la radiothérapie.
Epidémiologie
Le cancer du poumon représente en France la première cause de mortalité chez l'homme. C'est un cancer en forte progression chez la femme2. En 2000, le nombre de nouveaux cas estimé était d'environ 23 000 en France3.
Symptômes
Il est admis qu'un diagnostic précoce augmente les chances de guérison. Certains symptômes (crachats de sang, douleur du thorax) attirent plus l'attention - et conduisent à consulter un médecin - que d'autres tels que la toux, l'essoufflement, habituels chez un gros fumeur.
Ces symptômes doivent alerter et faire consulter:
- toux
- douleurs thoraciques
- fatigue - amaigrissement
- crachats de sang
- essoufflement
Facteurs de risque
Le tabac est la cause essentielle4 : l'incidence du cancer du poumon est supérieure chez l'homme que celle chez la femme. Néanmoins, l'incidence du cancer du poumon chez la femme augmente régulièrement.
Les autres facteurs sont :
- les expositions professionnelles
- les radiations ionisantes
- la susceptibilité génétique
Prise en charge
Vous serez pris en charge par une équipe pluridisciplinaire, quelle que soit la structure (Centre Hospitalier Universitaire, Centre Hospitaliers Généraux, Centres de lutte contre le Cancer, Etablissements privés).
Cette équipe est composée de :
- oncologues, chirurgiens, radiothérapeutes,
- spécialistes d'organes : pneumologues,
- infirmières, psycho-oncologues
Pour traiter un cancer bronchique, le médecin réalise un bilan complet qui conditionnera le choix thérapeutique.
Ce bilan initial permet de :
- poser le diagnostic précis,
- voir si la tumeur est localisée ou non,
- d'évaluer le fonctionnement du poumon et des autres organes (cœur, artères, reins, foie)
Ce bilan initial précisera le stade du cancer et permettra à l'équipe pluridisciplinaire de choisir le protocole thérapeutique le mieux adapté.
Adresses utiles
Association d'aide psychologique aux patients en oncologie pour et après guérison et études (Apogée)
La mouette
14, rue Barrée
60240 Chaumont en vexin
Tél. : 03 44 47 60 00 / Fax : 03 44 47 69 69
Vivre comme avant
14, rue Corvisart
75013 Paris
Tél. : 01 53 55 25 26 / Fax : 01 43 36 91 89
Ligue Nationale contre le Cancer
14, rue Corvisart
75013 Paris
Site Internet : www.ligue-cancer.net
Cancer info service (N° Azur) : 0 810 810 821
Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer - FNCLCC
101, rue de Tolbiac
75654 PARIS
Tél. : 01 44 23 04 04 / Fax : 01 45 84 66 82
Site Internet : www.fnclcc.fr
Institut National Du Cancer - INCa
14, rue Corvisart
75013 Paris
Site Internet : www.e-cancer.fr
2. Hill C. et al., La fréquence des cancers en France : quoi de neuf depuis l'année dernière. Bulletin du cancer 2004; 91 (1) : 9-14.
3. Chinaud F et al . Incidence du cancer du poumon en France métropolitaine de 1997 à 2002 : les données du régime général de l'assurance maladie, Revue Médicale de l'Assurance Maladie vol 35 n°2/avril-juin 2004; 35,2 : 69-79.
4. Standards, Options et Recommandations 2000 pour la prise en charge des patients atteints d'un cancer bronchopulmonaire non à petites cellule.


